corbeaux poètes (poésie)

cris se multiplient j’ai mal au ventre de la Terre

mémoire encombre décousue de files indiennes

tu m’as tout pris corbeau de mes nuits sales vaines

les cieux sont lapidés de bleu ciel aurore endormi

mon encore noir s’écrit sur des taches bouillies

les conifères alors sont levés à contre-jour

mes crépuscules finies j’ai fini mes cercles sourds

les alcools matins se réveillent fuyons la mer

 

pagaie toujours j’ai couru ma vie à tes rivières

mes marées coeur bues puis fumées blanches

j’ai laissé le somnifère terminer sa ruée franche

gravé les bouleaux sang et le métis paysage

– où sont les empreintes vieilles des portages? –

je m’endors recueillie de siècles profanes

les pommes de terre ont nourri les caravanes

tu es l’histoire de mes routes fermées à nos rois-cerfs

 

les rues migrées sous Nord j’ai libre millénaire

sur mes pans de robe aux lunes atours

j’ai mis suture aux lambeaux de mes songes ours

plumes en cendres au vol des nouvelles ondes.

les rêves s’immiscent où les tonnerres grondent

écoute, encore je te les renvoie sous l’eau douce

les anguilles se souviendront corps et esprits lousses

courons cours tous ces jours où l’on fuira fiers

 

opessamo reviendra peut-être refaire ses amours flair

 

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