faux alexandrin de résine (poésie)

Je prononce encore ton prénom mon amour

tu es couronné roi des mondes parallèles

j’observe encor la rive du haut de ma tour

même quand le fleuve m’a perdue dans le sel.

 

Mes forêts citadines respirent ton souffle

ton halètement animal et tes légendes

Nos victoires sont-elles vaines moi j’étouffe

les reflets de nos nuits à mes cordes se tendent.

 

Je l’ai oubliée, moelleuse odeur de cette écorce

que tu grattais fier pour en avoir la résine

oh, comme j’aimerais oui, en ravoir la force

et marcher à nouveau, supporter la famine.

 

Et les sapins jeunes qui entouraient nos pistes

se sont-ils élevés, ou les a-t-on coupés ?

Mes pieds n’y reviendront pas, même si j’insiste

je suis trop loin devant, mon canot fissuré.

 

Un jour sera lu notre mythe, qu’il survive,

sous les plus vieilles reliures les plus mauvais livres

Histoire d’un cruel fleuve et de ses deux rives

L’une s’est noyée, opale mirage, une île…

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