Unamen Shipu (poésie)

Unamen ma mutilée vive

Si tu pouvais hurler de toi-même

Mon corps sur le tien je me donnerai en offrande

Si tu pouvais détourner toi-même

le feu de tes braconniers au meurtre de tes rapides

Où est la foudre l’éternelle pour les anéantir ?

Tes chutes écrasées dans un silence

confrontées à se taire

 

Tes toundras rocheuses à tes bords

les perles d’eau ton sang limpide à mourir

par millier se jettent dans l’avenir fléchi

des dernières rivières libres

 

Ta douleur est-elle résonnante dans la terre

celle-là même au cœur de mes frères

celle-là même au cœur de mon âme amère ?

Où est la face cachée de la lune

quand elle n’éclaire que des étoiles perdues ?

Donne-moi ta souffrance que je porte ta voix

Donne-moi ta fierté ma bannière pour mes combats

ma shipu, mon lac barrière à moi

 

Où iront mes enfants quand ma jeunesse

disparaîtra avec nos forêts ?

Où se terre la sagesse si les rivières

se taisent à jamais ?

 

N’ont-ils donc jamais entendu Kukum pleurer sa souvenance ?

N’ont-ils donc jamais vu un peuple entier crier résistance… !

 

 

22 août 2012.

Une réflexion sur “Unamen Shipu (poésie)

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