Mal Errance

J’ai fermé la porte ma vie à l’existence même
les crevasses terminées en désuétudes
ton coeur ton âme mes vertèbres Sud
redis encore une dernière fois tu m’aimes

je chantais dentro del corazon mes solitudes
j’ai parlé d’autres langues dans ma bouche
on a coupé à blancheur de taïga ma souche
poignardé de vices ma dernière incertitude

mon amour réponds-moi mes yeux qui louchent
le délire barricadé en mes veines de terre humide
la trace est égratignure, empreinte sale avide
mon sang perpétré par les rois-cerfs farouches

l’insomnie aux serres de crimes intimes sordides
qui se sont menti le jour, ont perdu la nuit franche
la lune aux tisanes malades, sans aucune branche
a jadis oublié le secret d’une guérison aride

sur le balcon perché aux vieillesses blanches
alors ainsi voici, mon âme entière béante
ma cigarette à bouche a fumé ma larme géante
faire taire les sabots usés de mon coeur en tranches.

26 septembre 2012. Trocadéro atteint.

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