Le canal

Nombreux sont-ils ce soir, quelque part… ils pleurent parce qu’ils sont loin de leur terre d’origine.

Ou simplement de leur mère !…

Mon coeur se laisse porter par les vagues de l’ennui. La nostalgie des places publiques, des sentiers dans la forêt, de ceux qui creusent des brèches sur l’âme de la grève.

De toutes ces routes que je rêve encore. Celles que je n’ai jamais vues.

D’ici j’entends le fleuve. Même fenêtres et portes fermées. Même loin de la rive.

Je pleure souvent. Combien de gens ce soir baignent dans cette mélancolie ? Exil. Être loin des siens. Laissés derrière, parce que rêver trop de toucher l’horizon. La nuit quand je ne dors pas, je me transporte chez mon petit frère et ma petite soeur. Je suis partie si vite. Je leur souhaite tellement de bien, je tente de faire voyager l’amour au travers du temps et de l’espace, jusqu’à eux. Au travers du ciel noir, du fleuve endormi, quelque part dans une aurore boréale.

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