De clairvoyance

Je ne lis plus Baudelaire ou Nelligan depuis longtemps. Je ne les lis plus car trop lus. Connu leurs vers par et dans le coeur. J’ai le nom de Nelligan et Rimbaud gravé sur la peau.

J’apprends Miron depuis un an. Le pilier de mes poètes militants ou errants en peine. J’écris des poèmes par amour. La colère n’est transformée qu’en moteur, la peur comme carburant de mes brûleries vives. La mélancolie en parure sur mes épaules.

Je reviens de Montréal et je suis happée par l’oxygène du Bic. La lumière claire de l’horizon me transfigure depuis les veines. Je respire des instants de clairvoyance.

Les Round Dances envahissent le Canada. Idle No More enflamme l’Île de la Tortue.

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