Nitassi

ma terre je la prendrai dans ma main
je la soignerai

avec un pan, ma jupe

essuierait ses larmes noires

mes cheveux, ses joues creuses

je la bercerai jusqu’en ses tremblements

je ne dors plus, l’endormirai sur mes genoux

et saluerai mes ancêtres de la main

avec le bégaiement

l’enfant à naître que je suis

 

les outardes vont vers le sud

me bercent

leur chant d’automne

dedans le ventre de ma terre

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