Minashkuat

une prise
à la gorge
les grands froids
se mordent
au col des indigences
les branches s’immiscent et la peur
gèle les membres
le silence
est un poème
un hululement de brise
forestière
je suis
le bois
l’écorce
en dedans
lichen
et écume
le fleuve est un torrent

contre mille courants.

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